Nicole Kidman s’offre un stagiaire dans Babygirl

Nicole Kidman, qu’on ne présente plus, revient à l’écran avec le très sensuel Babygirl. Réalisée par Halina Reijn (Bodies Bodies Bodies), le long-métrage met en avant Harris Dickinson (Maléfique, Kingsman), Antonio Banderas (Zorro, Desperado) et Sophie Wilde (La Main, The Portable Door). Retour sur un film qui fait déjà couler beaucoup d’encre…

Babygirl, une histoire classique

Romy est une femme d’affaires accomplie. Riche et à la tête d’une entreprise fructueuse, elle vit LA vie de rêve à New York. Seulement voilà, la belle dame n’est pas épanouie dans sa vie sexuelle. Son mari Jacob ne parvient plus à la combler, et elle est en quête de nouvelles sensations. C’est alors qu’elle rencontre Samuel, un stagiaire beau et effronté, qui va lui faire tourner la tête…

Là où Babygirl aurait pu se démarquer, c’est dans l’inversion des rôles. On est souvent habitué à voir un homme riche et influent user de son pouvoir sur une femme moins établie socialement (stagiaire, assistante, étudiante…). Ici, la dynamique est inversée, mais le film ne brise pas totalement les codes du genre. En effet, malgré son statut de femme puissante, Romy finit par se retrouver en position de vulnérabilité face à son jeune acolyte masculin, recréant un rapport de force classique, déjà vu dans de nombreux films. C’est dommage.

Des avis mitigés pour Babygirl

Je ne sais pas comment je me suis retrouvée dans cette salle de cinéma. Babygirl est à l’extrême opposé du genre de films que je regarde, à savoir les films d’horreur, mais la présence de Nicole Kidman a suffit à me laisser tenter. Je n’avais pas spécialement d’attentes, et ça ne m’a pas empêché d’être déçue. J’ai trouvé le film assez plat, sans réelle intrigue ni rebondissements. La performance de Kidman, bien qu’acceptable, est en deça de ce que l’actrice oscarisée nous a proposé au cours de sa carrière. Harris Dickinson, quant à lui, ne marque pas les esprits avec une prestation sans réels éclats. Antonio Banderas, relégué à un rôle de second plan, livre une performance correcte mais loin d’être mémorable.

Les spectateurs aussi ne sont pas tendres avec Babygirl. Bien que le film soit rentable (28M au cumul international sur un budget de 20M de dollars), les critiques témoignent de la déception de ce film pourtant prometteur. Noté d’un timide 6.6/10 sur IMDb (pour 12k votes), le nouveau Halina Reijn récolte un maigre 3.2/5 de la presse française (source Allociné). Précisement, la crtique de La Tribune résume ma pensée : « Le film reste principalement axé sur le cliché de la femme (ou l’homme) de pouvoir qui aime se faire humilier dans son intimité et tombe, hélas, sans jamais les dépasser, dans des écueils de thriller érotique tellement usés qu’ils ne sont plus transgressifs depuis longtemps. Dommage. »

Babygirl sort en salle ce 15 janvier en France. C’est l’occasion de se faire son propre avis !

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