Sorti en salles en janvier 2025 aux États-Unis, Presence est le dernier film de Steven Soderbergh. Le réalisateur et scénariste américain est connu pour de nombreux projets, tels que Magic Mike, Ocean’s Eleven ou encore Traffic. Dans ce nouveau long-métrage, il invite Lucy Liu (Kill Bill, Charlie et ses drôles de dames) ainsi que des acteurs moins connus du grand public : Callina Liang, Eddy Maday et West Mulholland. Retours sur un film plein de promesses.
Un film d’horreur classique
Le scénario de Presence est d’une banalité sans nom. Une famille emménage dans sa nouvelle maison et se rend peu à peu compte qu’elle n’est pas seule. Là où le film se démarque, et c’est en ce point précis que j’avais placé toutes mes espérances, c’est la perspective que le réalisateur a choisi d’utiliser. Presence est tourné entièrement à la première personne !
Si tu es fan du genre « found footage », tu apprécieras très certainement Presence. A l’instar de films comme [REC] ou The Project Blair Witch, l’immersion est totale. Qu’elle ne fut pas ma surprise en réalisant que, pour une des rares fois, je regarde un film d’horreur du point de vue du l’esprit et non des personnes tourmentées. J’ai adoré l’idée. Oui… mais non.
Presence, pourquoi ça coince
Je m’attendais à beaucoup. J’ai regardé pas mal de films d’horreur, et c’est la première fois que je suis dans la peau du fantôme. Malheureusement, Presence propose un scénario bien trop faible et éloigné du genre horreur pour être vraiment saisissant. L’histoire se concentre davantage sur des drames familiaux, et le point de vue à la première personne donne juste l’impression de faire partie de cette famille disfonctionnelle. Les moments de frisson sont beaucoup trop timides pour véritablement instaurer un climat de malaise. C’est même l’effet inverse : les spectateurs ont ri à plusieurs moments du film dans la salle où j’étais… Peut-être qu’on était au comédie club.
L’aspect « horreur » est complètement zappé et laisse place à des scènes courtes et manquant de dynamisme. Le jeu d’acteur n’aide pas à se projeter dans cette maison, ni à véritablement créer du lien avec ses habitants. D’ailleurs, les personnages restent très passifs lorsqu’ils sont confrontés à des phénomènes surnaturels. Si même eux n’ont pas peur, à plus forte raison les spectateurs. On peut saluer une volonté de dénoncer des sujets graves (notamment la soumission chimique), mais le dénouement manque cruellement de profondeur. J’ai même cru avoir raté une partie du film tellement la fin est expéditive. C’est dommage.
Soderbergh avait beaucoup à offrir, mais ne nous laisse finalement que peu. Ceci étant dit, rien de tel que de se faire son propre avis ! Fonce voir Presence, au cinéma ce 5 février en France. Si tu aimes les films de la société de production NEON, jette un œil à Longlegs, un thriller policier avec Nicolas Cage,


