L’été 2024 a été riche en films d’horreur : Longlegs, Blink Twice, Sans un bruit : Jour 1, MaXXXine… Autant de titres qui ont fait parler d’eux, attirant les foules par milliers, voire millions. Mais derrière l’enthousiasme et les attentes, certains long-métrages se sont révélés bien plus fades qu’effrayants. Pour un aperçu plus large, tu peux aussi lire mon avis sur 5 films d’horreur récents. Retour maintenant sur 3 films qui, finalement, ne font pas si peur que ça…
Alien : Romulus
Je ne suis pas la plus grande fan de la franchise Alien, mais j’ai quand même tenté Romulus. Il faut dire que la campagne de communication du film donnait envie d’aller le voir. L’histoire se déroule chronologiquement entre Alien, le huitième passage (1979) et Aliens, le retour (1986), et nous plonge dans l’aventure d’un groupe de jeunes pour changer de vie. Ils se rendent dans la station spatiale abandonnée Romulus, où ils vont devoir se battre pour survivre. Cailee Spaeny (Civil War, Priscillia) donne la réplique à David Jonsson (Rye Lane, Industry). On retrouve également Isabela Merced (Madame Web, Dora et la Cité perdue) et Archie Renaux (Surclassée, Shadow and Bone).
Les avis autour du film sont plutôt mitigés. Si un bon nombre d’amateurs de la saga sont satisfaits (note de 7,4/10 sur IMDb), d’autres le trouvent grotesque et presque parodique. C’est aussi ce que j’ai ressenti. Le scénario manque de profondeur, donnant l’impression que le film a été fait sans réel but. Il n’apporte d’ailleurs rien à l’histoire globale de la saga. Aussi, la relation entre les personnages reste très superficielle, rendant difficile toute connexion émotionnelle avec eux. Le cadre et l’ambiance horreur/science fiction sont posés, mais c’est à peu près tout ce qu’on retient. Les acteurs sont plutôt moyens, sauf peut-être David Jonsson, dont la performance est plus convaincante.

C’est un film décevant pour Alien : Romulus, qui promettait beaucoup mais qui n’a pas réussi à atteindre les attentes. Pas de suspense, un rythme beaucoup trop effréné pour créer un sentiment d’angoisse, des morts en cascade qui ne procurent aucune émotion, une histoire non aboutie et très hollywoodienne. Au final, le film se contente du strict minimum. Je le recommande, mais on est loin d’un chef d’œuvre.
L’IA du Mal
Les films sur l’intellgence artificielle sont un bon moyen se questionner sur les usages et dangers d’un tel outil. L’IA du Mal poursuit ce même but. L’histoire raconte le quotidien bouleversé de Curtis et sa famille après avoir introduit un assistant numérique révolutionnaire dans leur foyer. On retrouve des habitués du grand écran à la distribution, notamment John Cho (Star Trek, American Pie) et Katherine Waterston (Alien : Covenant, Les Animaux fantastiques).
Qui détermine le genre d’un film ? C’est la question que je me suis posée après avoir regardé L’IA du Mal. C’est, au plus, une sorte de thriller un peu bancal, mais certainement pas un film d’horreur. Il n’y a aucun élément qui reprend de près ou de loin les codes de l’horreur, ce qui rend l’expérience encore plus amère. C’est le genre de film où on se dit « je ne m’attendais à rien et je suis quand même déçue« . C’est simple : il ne se passe rien. On peut noter la tentative de créer quelque profondeur dans le récit, mais c’est maladroit et ne donne pas l’effet escompté. On s’ennuit à souhait, et le jeu d’acteur n’aide pas. C’est vraiment dommage car le scénario est intéressant et les premières minutes plutôt pas mal.
La délivrance
La toute dernière réalisation de Lee Daniels (Empire, Star, Precious, Le Majordome) a été un véritable succès sur Netflix, projeté au top 1 France et Monde des nouveautés de la plateforme. Nous retrouvons la chanteuse et actrice Andra Day (Billie Holiday) dans le rôle d’Ebony, une maman de trois enfants confrontée à des évènements paranormaux dans son nouveau logement. Elle va donc devoir trouver de l’aide pour combattre les forces maléfiques qui menacent son foyer. Et pour couronner le tout, La délivrance est inspirée d’une histoire vraie, celle de Latoya Ammons.

Le film a de beaux arguments pour réussir : un scénario d’horreur et de bons acteurs (mention spéciale pour Anthony B. Jenkins, plus que convaincant dans son rôle). C’est dans l’exécution que ça coince. L’histoire n’est pas originale alors on en attend plus au niveau de la réalisation. J’ai cru comprendre que c’était un parti pris du réalisateur de montrer le quotidien d’une mère dépassée avant d’introduire vraiment l’horreur. Sauf que ça rend le film très lent et mou. Je m’attendais davantage à du Conjuring puisque le thème est l’exorcisme, mais ce n’est absolument pas de ce niveau. C’est un pari raté pour le scénariste aux mutliples récompenses.
On espère que la fin de l’année saura nous réconforter ! Il y a en effet des sorties très attendues côté frissons, notamment Smile 2, Nosferatu et Terrifier 3. Prolonge cette ambiance angoissante avec ma sélection de films 100 % horreur.


