5 similitudes entre Squid Game et La Plateforme sur Netflix

Alors que je viens de finir l’ultime saison de Squid Game, la série phénomène signée TOUDOUM, je n’ai pu m’empêcher de faire des rapprochements avec une autre production de la plateforme (quel beau jeu de mots). Le film La Plateforme, qui nous plonge au cœur d’une prison verticale, a en effet de nombreux points communs avec la série TV coréenne. Retour sur 5 similitudes entres Squid Game et La Plateforme (attention, ici ça spoile).

Signer pour mourir, sans le savoir

C’est sûrement leur point commun le plus marquant. La survie est le thème central de Squid Game et La Plateforme. Mais ce qui est encore plus glaçant ? C’est que personne n’a été obligé d’y entrer.

Dans les deux cas, les participants acceptent de leur plein gré d’accéder à ces mondes qu’ils croient connaître. Ce n’est qu’une fois dans le système qu’ils se rendent compte qu’ils ont signé pour survivre ou mourir. Et cette survie passe souvent par un reniement de leurs valeurs, ce qui constitue une première mort, la mort de soi.

La dure réalité, c’est de comprendre qu’une fois l’accord passé, c’est déjà la fin.

La banalisation de la violence

Peut-on s’adapter à tout ? Quel degré de violence fait basculer l’humain de l’horreur à l’habitude ?

Dans Squid Game comme dans La Plateforme, la réponse fait froid dans le dos. On commence par être choqué… et puis on s’habitue. On regarde, on anticipe, on grimace et on passe. La violence, au départ brutale et frontale, devient rythme de fond, presque attendue. Elle se fond dans le décor. Elle n’indigne plus.

Les deux œuvres ont le mérite de poser un cadre de réflexion : jusqu’où peut-on aller sans se rendre compte qu’on ne ressent plus rien ?

Retour sur la saison 2 de Squid Game, la série Neflix de tous les records.

La déshumanisation progressive

Ce qui frappe dans Squid Game comme dans La Plateforme, c’est la façon dont les personnages cessent peu à peu d’être des individus pour devenir des fonctions. Un numéro. Un étage. Une stratégie.

Au début, on a des prénoms, des histoires, des hésitations. Et puis, très vite, le système avale tout : l’empathie devient un handicap, la réflexion ralentit la survie et le collectif devient une menace. Et c’est là que le glissement s’opère : plus personne ne se regarde vraiment. Les participants deviennent peu à peu des corps, des obstacles, des bouches à nourrir ou à éliminer.

Dans les deux programmes, plus on avance, moins l’humain tient debout. Et lorsqu’un geste d’humanité surgit, il est suspect, fragile, ou voué à l’échec.

Un spectateur complice

Dans Squid Game, les VIP regardent les épreuves comme un safari sanglant, allongés dans des fauteuils dorés. Ils misent, rient, commentent. Dans La Plateforme, le vrai spectateur, c’est toi, face à un huis clos que tu continues de regarder alors que tu sais que c’est ignoble. Tu regardes. Tu sais que c’est injuste, immonde, tordu, et tu continues. Parce que c’est captivant. Parce que tu veux voir jusqu’où ça va.

Les deux œuvres te tendent un miroir : es-tu vraiment différent des personnages que tu juges ? Ou as-tu, toi aussi, glissé doucement dans ce confort du regard, celui qui ne fait rien, mais qui regarde tout ?

Le malaise, il est là : on ne sait plus trop si on observe… ou si on consomme.

La reproduction d’un cycle vicieux

Ce n’est pas un hasard si Squid Game se termine là où il a commencé. Tout comme La Plateforme, dont le concept est repétitif sous toutes ses formes. Les deux œuvres rappellent une vérité simple : le système continue, le cycle se perpétue, et ce même si tu sors du jeu. Personne ne change vraiment les règles, et ceux qui ont essayé d’instaurer une fin différente ont finalement connu le même sort : la mort.

C’est une vision plutôt pessimiste des choses, mais elle parle sûrement à plusieurs d’entre nous. Finalement, le cycle se régénère tout seul, nourri par de nouveaux arrivants, de nouvelles victimes, de nouveaux bourreaux.

On pourrait encore relever de nombreuses similitudes entre Squid Game et La Plateforme : l’échec de la solidarité, la hiérarchie invisible et manipulatrice, le protagoniste qui veut croire au sens moral… La critique sociale est l’un des autres thèmes forts des deux programmes, avec une forme de dénonciation des inégalités, lutte des classes et du modèle capitalisme. J’ai d’ailleurs écrit un article sur La Plateforme 2 et ses symboles.

Direction Netflix pour regarder ces deux productions et te faire ton propre avis !

Cet article a été coécrit avec mon assistante IA. Toi aussi, tu peux lui demander un bon film ou une série à regarder ce soir.

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